BASTIEN LALLEMANT

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DANSER LES FILLES

Danser les filles / Bastien Lallemant - Nouvel album

Par Brigitte Giraud

 

Il fallait redescendre de La Maison Haute, le précédent album de Bastien Lallemant, et ce n'était pas une mince affaire, tant le musicien nous avait conduits sur des cimes (acérées) d'élégance. Il lui a fallu quatre années pour patiemment peaufiner ce qui allait devenir la pépite que nous attendions, Danser les filles, son album le plus radieux, comme ce chemin qu'il emprunte sur Le grand départ, l'une des balades qui donne le ton à l'ensemble. 

 

Il est question de routes sur ce cinquième album, de distances parcourues, de paysages comme autant de clins d'oeil à une littérature naturaliste, qui puise autant à Giono qu'aux atmosphères plus américaines d'un Henry David Thoreau. On chevauche avec Bastien Lallemant, en prenant parfois son temps, comme sur le soyeux et hypnotique Ralentissons, qui invite à ne pas brusquer sa monture et à mesurer l'intensité de l'instant. 

 

Mais si le tempo se calme, le voyage est toujours mû par le désir que le jour se lève, que la vie se déploie dans ce qu'elle a de plus vibrant, sans blêmir, sans trahir et sans fuir. C'est un album en mouvement que nous livre Bastien Lallemant, tendu vers l'horizon, qui s'alimente à ce feu qui brûle en soi, à une confiance neuve et généreuse dont les contours pourraient avoir les allures d'un accomplissement.  

 

Un album de la maturité serait-on tenté de dire, mais une maturité éblouissante, lucide et malicieuse, parfois swinguante comme ce Ami ami chaloupé qui trinque à l'amour, celui qu'on n'a pas promis, celui qu'on ne gâchera pas, et qui inscrit la fidélité au programme. 

La fidélité à soi-même face au passage du temps est aussi ce qui distingue ces chansons, dont on sent que l'étoffe est de celles finement ouvragées avec les complices JP Nataf, Seb Martel, Babx ou Fabrice Moreau. Leur présence habille, sculpte une galerie de détails qui rendent la griffe Lallemant plus acérée, plus envoûtante, plus racée encore. Certaines mélodies se lovent au creux de l'oreille, puis s'érigent au rang de standards qu'on se surprend à fredonner comme de précieuses compagnes de route.

 

C'est le cas pour le sublime Danser les filles, le titre-phare qui emporte tout, celui qu'on écoute en boucle et qui convoque des images aussi subtiles que charnelles, qui dit la blessure de celui qui a traversé la guerre, et sans doute toutes les guerres. Le grain sensuel de la voix de Bastien Lallemant, l'extrême clarté de sa guitare, alliés au tempérament des synthétiseurs et de la batterie, portent très haut ce bijou dont le pendant, Fuir au combat, dissuade de croiser le fer.

 

Il y a quelque chose de l'ordre de la réconciliation dans cet album ambitieux, qui est ce qu'on peut souhaiter de mieux à la chanson française, et cette maison-là dans laquelle nous accueille Bastien Lallemant autour d'un feu sans cesse crépitant, si elle n'est pas « haute », est du plus pur raffinement, bien arrimée à ses fondations. De celles qui consolent, permettent les départs et les retours, et un désir renouvelé de vivre « avant qu'il ne soit trop tard ». 

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Les Heures du jour / Zamora Productions

photographies Frank Loriou

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